Le voyage, la première mort…
Nos 7 jeunes adultes (dont deux figurants) partent donc tous en bateau vers la crique. Les deux inséparables potes discutent: « C’est cool qu’on ai le Yacht, dommage que le gros soit venu aussi » . En effet, Budd à insisté pour être aussi du voyage. Bon ils finissent par accoster prés d’un marécage. Et la, ils commencent à festoyer. L’un d’entre eux remarque une dizaine de casquettes avec des inscriptions chinoises dessus, dans l‘eau, mais il n’y prête pas plus attention que ça.
Des belles tronches de vainqueurs !
Venons maintenant plus en détail sur le traditionnel personnage du «Petit Gros », indispensable au films de monstres. Le petit gros à généralement un nom ingrât, tel que Budd ou Joey. Rassurez vous, le reste de son portrait n‘est pas plus glorieux: Il est moche, mal coiffé, porte des chemises hawaïennes immondes; et dans le groupe de jeunes teenagers américains, personne ne l’aime. Quand il fait des blagues, c’est des bides. Il n’est pas seulement sympa, il est chiant aussi . Il est touchant de naïveté. Mais surtout, il est bête. En fait, si il est dans le groupe, c’est par pure obligation. Mais lui croit que c’est parce qu’on l’apprécie. Ah le con !
Son père possède un luxueux Yacht, et le groupe en profite donc pour se faire un petit «road trip » (boat trip ?) dans la crique du déserpoir, situé dans un coin perdu de la Californie. Au menu : Bière sans alcool, étudiants virils, jupes ras la moule et blagues lourdes de l’amuseur du groupe, le meilleur pote du héros, le type « cool » . Budd aime à rappeler que son père ne veux pas « une seule égratignure » sur son précieux bateau, quand il lui sera rendu. «hey les gars, faites attention les gars, mon père y tiens comme à la prunelle de ses yeux » Inutile de préciser que d’ici la moitié du film, le bateau finira par être échoué, totalement réduit en lambeaux, puis brûlé .
Sympa le pére de Budd !
Budd est le seule personnage qui croit depuis le début, à la légende des « thons tueurs » . Évidemment, Gary ne manque pas une pour lui faire peur « ahahah, je suis le méchant thon ! je suis le méchant thon !» Il (Budd) est amoureux en secret de la bimbo aux seins énormes, joué par une ancienne porno star de Miami ou une participante refoulée de American Idol (au choix). Tout le monde sait qu’il n’a aucune chance avec elle. Et bien sûr, tous les spectateurs du film se gloussent en le voyant se manger de gros râteaux , par la bombe atomique, durant le premier quart du film.
Après, il ne pourra plus draguer, car il sera mort. Le petit gros est le personnage qui meurt toujours en premier (hormis le massacre « démonstratif» de début de film) Et bien évidemment, ces « amis » s’en foutent. Cela dit, sa scène d’exécution est toujours très amusante à voir. En général, le petit gros va partir tout seul dans un environnement méga hostile, genre une caverne sans lumière ou un marécage pourri, pour chercher un « truc ». Personne ne veux aller avec lui de toute façon, mais il doit le faire. Les autres jeunes préfèrent faire la fête et boire des bières sans alcool sur le Yacht de son père au même moment. Et Budd doit donc aller chercher des fusibles (?), des bières, des tampax, ou tout ce que vous voulez, pourvu qu’il parte, dans la jungle pour satisfaire ses convives.
Imaginez le: la démarche hésitante, l’air ahuri, pataugeant dans des marécages dégelasses, pleines de mouches, avec une lampe de poche cassée s‘éteignant toute les trois secondes. Bref, Budd est un parfait premier amuse-gueule pour notre monstre. Ici en l’occurrence, pour le rôle du monstre, je choisirais des thons mutants (comptant comme une seule entité hostile ) Et Budd ne se doute de rien, malgré les corps en putréfactions de bovins, éventrés par centaines, qui flottent dans le marais alentours. A ce moment là, le spectateur moyen sait que la vie de Budd va bientôt prendre fin, dans d’atroces souffrance. Et il à bien raison.
Cet acteur serait parfait dans le rôle de Budd
Pour le faire jubilier, le réalisateur du film effectuer un mouvement de caméra rapide dans le dos de Budd, suggérant la présence de la menace dans les eaux troubles du « marais de l’angoisse », couplé avec un effet sonore naze -mais efficace-. Budd se retourne alors brusquement, ayant entendu un bruit, là, nous avons généralement un gros plan sur son visage bouffi, complètement rouge et reluisant de sueur . Il s‘exclame : « Hey les gars, c’est….c’est vous les gars ? » En effet, même si personne ne l’aime, Budd à toujours l’espoir fou qu’un de ses « amis » vienne le retrouver. Ce qui est une aberration pour un esprit cartésien. Son souffle augmente. Il saisi sa ventoline pour se faire une petite injection. Le stress monte, il continue sa route en accélérant la cadence, ressemblant à une sorte de pachyderme entre la marche et la course (son indécision lui donne une démarche tout à fait atypique) . Les thons s’approchent, comme le suggère la camera.
Cette fois, Budd cours, son souffle est de plus en plus fort. Il court donc, ce qui est parfaitement stupide dans un marécage et forcément il fini par se prendre une branche, ou un truc dans le genre. Il se casse la gueule et tombe durant plusieurs mètres, pour atterrir dans des bas fonds. La, ses yeux s’ouvrent. Il voit la bête.. Il suffoque, tétanisée « aahhhahahahhhahhah » il hurle, comme un porc à la fabrique de jambon.
S’en suit alors une très courte scène de 5-6 seconde sur la fête étudiante qui bas son plein; à quelques centaines de mètres plus loin. La musique « punk rock californienne » semblent largement masquer le bruit de sa terreur. Le beau gosse drague la bimbo, ils boivent, ils s‘en branlent. Retour sur Budd.
C’est la teuf sur le Yacht de Budd !
Budd patauge maintenant dans le marais, il fuit la créature. Il hurle; respire très fort, et cherche déserspérement son injecteur de ventoline dans la poche de son bermuda vert. Il se retourne enfin, pensant qu’il à réussi à semer les thons dans le marécages. Il à toujours les pied dans l’eau. Il ventile comme une éolienne. 1 seconde de silence. L’action se stoppe. Il s’arrête. Plus un bruit. Il regarde à droite, puis à gauche. Silence. Toujours le silence. Il souffle, le soulagement, plus rien.
Attention, Budd, derrière toi !
Enfin, l’exécution. Son pied est emporté par les bêtes affamés. Il hurle. Ses mains essayent de les repousser mais ils sont bien trop nombreux, trop féroces aussi. Il sue, il n’en peut plus, il est à bout. Et il n’est pas armé (malheureusement, il était contre le port d‘armes légal…dommage). Il fini par disparaître dans l’eau bouillonnante de thons, après avoir sorti sa tête deux ou trois fois du marécage. Le rugissement strident des thons retentit dans le marais (oui, un thon mutant, ça rugit) Budd coule, dans l’horreur et la confusion la plus totale. En plus, si le réalisateur filme comme un pied, ça renforce l’immersion, surtout que le marécage est reconstitué en studio. L’eau devient rapidement pourpre, et son injecteur de ventoline est rejetée à la surface, synonyme une mort certaine pour Budd.
On pourrait penser que cette première disparition alerte le petit comité des jeunes américains. Il faudra attendre la matinée suivante pour que quelqu‘ un remarque que ce brave Budd n’est plus la. « Eh mais dites moi que je rêve, ce blaireau d’Budd n’a pas ramené les timbres qu’on lui avait demandé ! » Et le groupe fini par se dire que Budd à peut être eu peur, et à décidé de rentrer chez lui. En général, leur théorie ne tiens pas debout, mais ils se disent que ce n’est pas la peine de se faire du souci pour si peu. Ils se trompent comme des ânes. Une fois la mort de Budd amorcé, les massacres vont se succéder à un rythme étonnant. Les thons vont devenir de plus en plus affamés et agressif, les morts, de plus en plus démonstratives.
Fin de la première partie du dossier.






May 11, 2008 at 3:01 pm
Ouch so yeah! Je salive à l’avance de voir ton film même si tu en spoiles tous les élèments. Il me tarde de connaître la suite (surtout pour les scènes cul(tes)). Cela me fait penser qu’il faut qu’on resonge à notre projet de trilogie sur les bigorneaux, dans le genre cinéma d’auteur…
Bon allez tchao, continues comme ça. Je me pose en supporter officiel de ton blog, je vais essayer de faire un mega buzz dessus (comment je n’en sais rien mais bon), c’est quand même du délire en barre et ça fait bien plaisir aux zygomatiques.