Partie I: Introduction
Ah les films de monstres ! Tous ces navets cultes ! Crocodile 1 et 2, Alligator, Albatros 1 et 2, Coléoptère, Lake Placid, Les dents de la mer 3…tous ces chef d’œuvres du 7eme art rendus possibles grâce à des réalisateurs incompris, et qui auraient sans doute mieux fait de continuer à tourner des pubs pour les yogourt. Ces films, qui sortent direct to dvd ont le même point commun: la médiocrité absolue. Mais une « nullité sympathique » qui peut laisser une bonne impression. Décortiquons ensemble le scénario, les effets et les mécaniques de ces grands films de merde. Vous allez voir, c’est assez amusant.

A la vue de la jaquette, on s’attend à du trés lourd !
Ce dossier s’effectuera en plusieurs parties. J’ai en effet constaté qu’il y avait vraiment beaucoup de chose à dire sur les films de monstres. Aussi, cet article révèle les scènes de mon futur film de monstres que je tournerais plus tard, constitués à 100% de clichés du genre. En gros: un film de monstres comme un autre en fait.
J’ai eu une petite idée de scénario pour un nouveau film de monstres. J’ai décidé de l’appeler « Thon: Evolution », mélange de film catastrophe et film de monstres que je tournerais quand je serait riche et célèbre. L’histoire ? L’invasion des États-Unis (et donc du monde) par des thons. La première partie relatera l’histoire d’un groupe de jeunes californiens, qui partent une semaine sur un Yacht pour fêter leur admission à l‘université. Ils mettent le cap sur la crique du désespoir, lieu dit « maudit » par les citadins.
En effet, depuis 20 ans, de nombreuses disparitions mystérieuses on étés constatés (animaux, promeneurs, cars de touristes chinois, Portes-avions…) mais cette histoire n’impressionne pas nos jeunes amis, insouciants. Rapidement, ils constaterons qu’une colonie de thons mutants peuplent les eaux troubles de la crique, et les marécages alentours. Ces derniers, poussés par la faim, suite au pillage des ressources des océans par l’homme, ont désormais soif de chair fraîche. Ils s’attaquent maintenant à l’espèce humaine et sont prêts à tout pour manger.

Un prédateur atypique pour un massacre en règles !
La seconde partie raconte l’attaque massive des thons mutants, avec la fameuse scène d’invasion de new York suite à la montée des eaux. Inclus des scènes cultes, tel que l’armée américaine descendant à coup de fusils à pompe des thons par centaines, s‘entassant sur les marches du Federal Hall, ou la révélation finale: la reine pondeuse de thons, leur chef.
Dans ce dossier, je m’attarderais surtout sur la première partie de Thon: Evolution; qui plagie à mort tout les films de monstres existants.
« Thon Évolution sera un navet, dans la pure tradition, un direct to blu-ray, que les gens achèteront sur les sites de ventes en ligne pour une poignée d’euros (« moins de 3 euros, tout doit disparaître ! ») . Voir , à télécharger en divx. J’imagine déjà la jaquette bien dégueulasse, qui sera réalisé par le graphiste de Coppula (pas le mec de « 2001 l’odyssée de l’espace » , l‘autre) un photomontage ringard présentant les protagonistes avec une typographie type « clip art » en bien gros. Pour les effets spéciaux, je ferais appel aux plus mauvais d’entres eux. Les types qui ont bossé sur Turkish Star Wars, seraient parfait pour mon film.
Commenceront par parler du début d‘un film de monstres . Plusieurs choix s’offrent à nous, dans les films de monstres; Une bonne introduction commence bien souvent pas un premier massacre isolé, « de démonstration » annonçant la menace, et son sérieux. Genre des touristes chinois un brin naïf, fraîchement arrivés en Californie, qui s’aventurent trop loin dans le marais pour prendre des photos d’un porte-avion échoué pres de là. Et qui se font surprendre par la « menace » . Le fait qu’ils ne parlent pas la même langue que nous, qui parlons américains, renforce la confusion et donc, l’imprévisible et la peur. Eviddemment, pour le moment, les créatures doivent êtres suggérés, pour augmenter le flip. Parce que la surprise de savoir, quelle bête les as attaqués, n’est évidement pas là: les monstres sont partout sur la jaquette du Dvd, et le titre évoque directement de quoi il s’agit…
Personnellement je ne commencerais pas mon film par cela, car la première partie de Thon évolution est en elle-même est une démo, mais plus par une scène très simple annonçant l’invasion de masse. Une scène qui se déroulerait à un endroit du genre «Bureau gouvernemental d’administration des territoires océaniques de Caroline du Nord » ou des mecs de l’armée ont pour boulot de scanner le fond des océans (logique…) Là, les mecs, comme tous les fonctionnaires normaux, glandent tranquillement, mangeant un donuts bien gras qu’ils trempent dans leurs cafés, en attendant un Godzilla, un crabe tueur, un sous marin russe ou autres. Tout cela, avant qu’une alarme ne retentisse, forçant la moitié de la base à se mettre au travail (quelle vie !). Vue rapprochée sur le sonar, avec des points rouges qui apparaissent. De plus en plus de points. Des milliers de points. Des millions. La camera s’arrête sur deux gars, sans doute des experts, tétanisés. L‘un dit à l‘autre d‘un ton grave: « Nom de dieu… » .
Paf, on passe à la scène suivante.
On enchaîne avec une bonne vielle musique ricaine bien teenage, genre Sum41 et blink 182 à fond les ballons et roule ma poule. La scène se déroule à la sortie du lycée. Le lycéen bien ricain, pom pom girls, entrée imposante, imitant un style pseudo « ancien », groupes de jeunes délurés, bus jaunes…On repère tout de suite les protagonistes. Le beau gosse à la mâchoire de déménageur, sourire Freedent, brun, vetu d’un tee shirt de quaterback et doté d’un air très con, qui ne s‘invente pas, est le héros. En gros c‘est celui qui survit à la fin du film. Il s’appelle Steve. Un bon vieux nom de faucheton.

Enfin des étudiantes crédibles !
D’ailleurs, il est entourée d’une superbe bombe « à moitié » nymphomane (son personnage l’est vraiment, mais on voit rien, donc, « à moitié » ) Claire, qui semble être une de ses amies, avec des seins énormes, sous vêtements apparents … C’est celle qui attirera 30% du public grâce à ses apparitions dans les nombreuses bandes annonces.
D’ailleurs, les bandes annonces de films de monstres suggèrent souvent une scène un peu hot, de sexe, que bien évidement, on ne verra pas dans le montage final. Au pire, on incrustera 3 ou 4 plans de nichons pour que le spectateur masculin moyen, ai envie de voir le second film, ou la version « non censurée » du premier qui sortira plus tard.

Une scène comme ça dans la bande annonce pour attirer les gogos !
Revenons donc devant le lycée…Ensuite, un petit gros se fait bousculer, il tombe au sol, puis se fait insulter. Lui, c’est notre ami Budd, nous y reviendrons tout à l’heure. Vous allez voir, il à son importance. Bon, la bombe et le héros rencontrent ensuite Gary, le comique de la bande. Cool, cheveux en bataille, piercé et grand déconneur, il prend toujours tout à la légère. Genre, quand il apprends que sa maison est en feu, il sort « wouah, j’espère que quelqu’un à pensé aux brochettes !! » Oui, il est très con.
Il n’hésite pas à sortit des blagues bien grasses à tout moment du film (bien sur, avant sa mort) de cul ou autres même dans les situations les plus extrêmes (mort d‘un proche, incendie, plus de Durex en poche, etc..). C’est tout de même le meilleur pote du héros. Il sort déjà avec une nana, Stella, naïve, et délurée, mais il drague quand même sans sommation Claire tout au long du film. Les autres personnages sont des figurants. La joyeuse bande monte ensuite dans une superbe décapotable rouge , d’occasion qui appartient manifestement au héros. Sauf Budd qui court derrière, en suant « hey les amis, attendez moi ! ».Évidement, ils ne l’attendent pas

Allez les amis, tous à la crique du désespoir !
Bon après je résume rapidement, car c’est peu intéressant Bon, les jeunes teenagers se réunissent ensemble. Ils veulent faire un trip à la crique du désespoir, pour fêter les vacances scolaires. Manque de bol, toutes les places du camping fantôme sont prises. Là, Budd, qui se faisait envoyer chier depuis le début de la conversation , prend la parole, et déclare au groupe que son père à un Yacht et qu’il pourrait lui demander de le prêter, pour « ses amis ». La bombe le chauffe un peu, histoire qu’il aille vite voir son père pour lui en parler. Bien sur c’est juste par intérêt: Et oui, personne n’aime Budd, mais il à de l’argent.